Neurotransmetteur - Un intermédiaire entre le cerveau et les comportements

Qu’est ce qu’un neurotransmetteur ?

La neuroscience est une réalité depuis des décennies. Le débat relatif au neurotransmetteur n’est donc pas nouveau. Les informations apportées sur ces substances biochimiques ne reçoivent pas la crédibilité de tout le monde. Pour une frange de la population, lesdites informations n’ont aucune importance et par conséquent, elles n’ont pas d’intérêt pour la santé. Cependant, les neurotransmetteurs sont responsables de la grande majorité de nos comportements. Ils définissent plusieurs paramètres (humeur, attention, motivation, sommeil, concentration, sociabilité, performance intellectuelle…). Il est alors judicieux de s’intéresser véritablement à ces neurotransmetteurs en vue de comprendre et de maîtriser notre propre personnalité.

Neurotransmetteur : Définition

Neurotransmetteur - Sa libération dans le synapse assure la transmission de l'influx
Neurotransmetteur – Assurer la fiabilité de la transmission de l’influx

Le neurotransmetteur def est un ensemble de petites molécules qui se retrouvent entre deux neurones, plus précisément dans la fente synaptique. Il est stocké dans les vésicules qui le libèrent dans la fente synaptique à l’arrivée du message nerveux. Les neurotransmetteurs sont divers et sont caractéristiques des réseaux neuronaux.

En fonction du type d’influx ainsi que du circuit neuronal, un neurotransmetteur spécifique est libéré. Leur libération assure la transmission ou l’inhibition d’un influx nerveux. Le neurotransmetteur est un élément essentiel en ce qui concerne la transmission de l’influx. Il s’associe à l’activité électrique des neurones encore appelée Potentiel d’Action (PA) pour l’exécution de cette mission.

Neurotransmetteur : Description du système neuronal

Le cerveau est le centre de commande d’une multitude de neurotransmetteurs qui conditionnent notre quotidien. On distingue environ 70 neurotransmetteurs. En effet, un filament appelé axone compose le neurone. Ce dernier est relié à un autre neurone par l’intermédiaire d’une fente synaptique. A l’intérieur de cette fente se trouvent des réserves de neurotransmetteurs.

En fonction de la pulsion électrique à communiquer, un neurotransmetteur spécifique est libéré. Il ressort alors que le neurotransmetteur est le support du message à communiquer au neurone suivant. La finalité du fonctionnement du réseau neuronal est la distribution très rapide des messages ou de l’information par les neurones. Cela est nécessaire en vue de l’adaptation des comportements aux réalités internes ou externes.

Ainsi, l’homme peut s’adapter facilement et rapidement à travers ses prises de décision, son comportement et autres. Il arrive donc à retrouver son équilibre en ce qui concerne le passé, le présent et le futur. La fiabilité de la connexion inter-neuronale est à l’origine de la rapidité de la transmission des informations au sein de ce système. 

Neurotransmetteur : Quelques exemples

Chaque homme dispose d’un capital donné en termes de neurotransmetteurs. L’influence d’un ensemble de facteurs à l’instar du patrimoine génétique, du niveau de stress et autres modifie ce capital en neurotransmetteurs. Ces modifications sont susceptibles de générer des conséquences psychologiques qui se traduisent par le comportement. Les carences en neurotransmetteurs peuvent relever de la génétique. Il en résulte donc certains dysfonctionnements psychologiques qui évolueront en troubles neuro-dégénératifs. On a ainsi l’apparition des maladies de Parkinson, d’Alzheimer et autres.

Il est très important de savoir que l’homme est un produit de la biochimie avant d’être un être psychologique. Autrement dit, les troubles de comportement qui sont la conséquence des troubles psychologiques sont d’origine neurohormonale. Un rétablissement de l’équilibre entre les neurotransmetteurs peut suffire à restaurer le fonctionnement normal du métabolisme.

Les neurotransmetteurs sont multiples et variés. On distingue entre autres la dopamine, l’acétylcholine, le GABA et la sérotonine, la noradrénaline, l’adrénaline et autres.

La dopamine

La dopamine est un neurotransmetteur responsable des mouvements musculaires et de la production de l’énergie. Elle assure donc le meilleur équilibre entre le mouvement et l’énergie. Par ailleurs, les situations de carence prolongée en dopamine affectent le fonctionnement neuromusculaire. Cela peut déboucher sur la maladie d’Alzheimer.

Le déficit en dopamine justifie chez plusieurs personnes, l’envie croissante de consommer des aliments sucrés ou gras. Il s’agit en général des aliments énergétiques dont le cerveau a besoin en compensation du déficit engendré par les troubles. Le cerveau cherche alors à compenser le déficit en énergie relatif à l’insuffisance de la dopamine en stimulant la consommation des aliments énergétiques.

Le neurotransmetteur dopamine est fortement impliqué dans les mécanismes de la motivation ainsi que de la dépression. En effet, plus vous avez de l’énergie, plus vous avez le désir de bouger et de travailler. Par contre, une insuffisance d’énergie vous démotive. Vous manquez d’enthousiasme pour accomplir les activités. L’énergie faisant défaut, vous n’avez donc pas l’envie de travailler. Vous vous enfermez en conséquence sur vous-même et perdez d’intérêt pour votre entourage.

Acétylcholine

L’acétylcholine est un neurotransmetteur qui intervient dans plusieurs domaines en ce qui concerne l’organisme humain. Il s’agit notamment de l’attention et de la mémoire. Les troubles de mémoire ou de l’attention sont liés à la carence en neurotransmetteur acétylcholine. Les formes compliquées de ces troubles conduisent à la maladie de Parkinson.

Celle-ci ainsi que la maladie d’Alzheimer ne se manifestent que 17 ans environ après la mise en place du dysfonctionnement au niveau du cerveau. Prendre en charge tôt la maladie, c’est effectuer un dépistage précoce. C’est d’ailleurs la meilleure manière de se soigner si l’on désire moins dépenser et avoir des résultats plus probants.

GABA  

Neurotransmetteur - Rendre efficaces les moments de relaxation
Neurotransmetteur – Rendre efficaces les moments de relaxation

Le GABA est le neurotransmetteur le plus répandu dans les deux hémisphères cérébraux. Il assure la régulation des autres neurotransmetteurs. Autrement dit, lorsque la sécrétion d’un neurotransmetteur est excessive, le GABA agit comme un inhibiteur pour réduire sa sécrétion et baisser par conséquent sa concentration.

Le rôle fondamental du GABA est de favoriser la relaxation. La carence en ce neurotransmetteur chez une personne peut générer les troubles anxiogènes. La pression croissante à divers niveaux de la société actuelle est à l’origine de la montée du taux des personnes souffrant d’angoisse et d’anxiété. Une simple régulation de la production du neurotransmetteur gaba peut résoudre considérablement ce problème et provoquer la décontraction musculaire.

Sérotonine

La sérotonine est un neurotransmetteur dont la production ne se réalise pas dans le cerveau. Elle se réalise plutôt dans l’intestin. Ce dernier est d’ailleurs appelé le petit cerveau car il est constitué de plus de 200 millions de neurones. Cela équivaut au réseau neuronal du cerveau d’un chien. La production de la sérotonine s’effectue dans les tissus de la paroi intestinale.

La sérotonine influence deux fonctions essentielles. Il s’agit de l’entrée dans le sommeil et du calme intérieur d’une personne. Elle assure donc la régulation de l’agressivité et confère la maîtrise de soi. Les sensations de la dépression et des troubles de sommeil sont notamment les signes d’une carence en sérotonine. Pour des cas de trouble du sommeil avancé, le traitement ne serait pas efficace tant que la régulation de ce neurotransmetteur n’est pas prise en compte dans le traitement.  

Noradrénaline

La noradrénaline est un neurotransmetteur qui influence l’empathie chez une personne. Il a été constaté que les grands psychopathes ont un taux en noradrénaline particulièrement bas. Ce neurotransmetteur agit également sur tout ce qui est sensible au plaisir. La recherche et la sensation du plaisir relèvent ainsi du fonctionnement de la noradrénaline. La production excessive de la noradrénaline est à l’origine des troubles de sommeil, de l’expression de certaines fonctions anxiogènes, etc.

Adrénaline 

L’adrénaline est le neurotransmetteur responsable de la régulation du stress. L’adaptation à son environnement est en général une source de production de l’adrénaline. En effet cette substance stimule le système nerveux autonome sympathique. Il en découle l’accélération du rythme de fonctionnement de certaines fonctions vitales. On peut citer la respiration, le rythme cardiaque et autres. Une surproduction de l’adrénaline provoque l’inhibition du fonctionnement des autres neurotransmetteurs.

On pourrait alors dire qu’une grande majorité de nos problèmes est vite qualifiée de psychologique quand bien même leur origine est purement biochimique. Procéder donc uniquement à une prise en charge sur le plan psychologique ne produira pas un résultat efficace. Il faut nécessairement traiter en parallèle le volet biochimique du dysfonctionnement.

Neurotransmetteur : Comment booster la production ?

L’équilibre de la concentration entre les neurotransmetteurs est indispensable pour le fonctionnement optimal de l’organisme. Pour assurer cet équilibre, certaines astuces permettent d’obtenir naturellement des résultats efficaces.

Le sport

Le sport est une activité physique qui permet d’entretenir la fonction motrice de l’organisme. Parallèlement, le bienfait sur le fonctionnement du cerveau n’est souvent pas perceptible. L’activité sportive augmente le rythme respiratoire et cardiaque. En augmentant le rythme respiratoire, les fonctions pulmonaires sont ainsi nettement améliorées. Les poumons mettent dans ce cas à la disposition de l’organisme plus d’oxygène qu’en régime normal de fonctionnement.

L’accélération des battements cardiaques favorise une bonne irrigation des organes vitaux. Ce qui améliore leur fonctionnement et booste le métabolisme général. Cette modification des fonctions est corrélée à la stimulation de la synthèse de certains neurotransmetteurs. La production de l’adrénaline par exemple justifie la célérité des battements cardiaques. Cela est de même pour l’endorphine. Cette dernière est un neurotransmetteur qui agit sur la sensation de plaisir et qui augmente l’euphorie. Elle diminue également la sensation douloureuse.

Elle confère la sensation de bien-être général. Il est recommandé de pratiquer des activités mettant en jeux le mouvement de tout le corps pour optimiser la production de l’endorphine. La marche à pied est un excellent exercice, simple et produisant des effets inimaginables sur le cerveau. L’efficacité des résultats dépend par ailleurs de la régularité des exercices. Plus la marche est faite sur une distance raisonnable à fréquence régulière, plus les retombées sur la santé seront optimales. 

Bien dormir

Pour bien dormir, il faut définir l’heure de l’endormissement et du réveil. Il faut faire en sorte que cela soit régulier. Vous parviendrez ainsi à sensibiliser votre organisme selon ce rythme. Le rythme circadien est le seul pris en compte par le cerveau. Il s’agit d’une durée de 24 heures durant laquelle le cerveau est très performant dans un premier temps. Cette performance subit au fil du temps une baisse jusqu’à la fatigue générale.

A cette étape, les différentes zones constitutives du cerveau se désactivent progressivement puis complètement. Le sommeil se manifeste alors irrésistiblement. A cette étape, il n’est pas recommandé de se forcer. Il faut déterminer le délai de sommeil régénérateur et voir la possibilité de l’organiser selon un rythme monophasique ou polyphasique. L’autre condition est de dormir complètement dans le noir. L’organisme ne produit de la mélatonine qui est un neurotransmetteur sommeil en quantité suffisante que dans le noir.

L’alimentation     

Neurotransmetteur - Booster les fonctions vitales grâce à une alimentation saine saine et équilibrée
Neurotransmetteur – Booster les fonctions neuronales grâce à l’alimentation

L’alimentation est déterminante pour le bon fonctionnement du cerveau. On sait que ce dernier consomme énormément d’énergie. Ainsi, il est nécessaire d’approvisionner l’organisme en éléments nutritifs essentiels. L’apport d’eau est capital dans le métabolisme du cerveau.

Les aliments riches en glucose ne sont pas à proscrire du régime alimentaire comme on l’entend la plupart du temps. Certaines personnes désirent d’ailleurs suspendre la consommation du sucre, ce qui n’est pas normal. Cela engendrera des situations de carence graves et des troubles inattendus. Le glucose est l’élément nutritionnel de base du cerveau.

Le fonctionnement du cerveau est par ailleurs lié à la production des neurotransmetteurs. Il n’est nullement question de surconsommer le sucre. Il faut juste tenir compte de l’hygiène alimentaire. Les acides gras Oméga 3 et 6 sont également indispensables au bon fonctionnement du cerveau et par conséquent des neurotransmetteurs. Les acides aminés sont aussi nécessaires et sont d’ailleurs des précurseurs aux neurotransmetteurs.

C’est le cas par exemple du tryptophane qui est le précurseur majeur de la sérotonine qui confère la sensation du bien-être. Les acides gras jouent également un rôle crucial dans le fonctionnement du cerveau. Ce dernier est l’organe le plus gras de l’organisme humain. Il a ainsi besoin de certains acides gras en vue de synthétiser ses propres matières grasses. Le fer est en outre important pour le transport de l’oxygène vers le cerveau. Il est alors recommandé de consommer les aliments riches en fer.

Les apports en vitamines sont également indispensables. L’organisme a besoin de ces vitamines pour fabriquer les neurotransmetteurs. Ainsi, les vitamines B3, B6 et C sont les précurseurs majeurs en ce qui concerne la synthèse de la noradrénaline. La vitamine B1 est indispensable pour la synthèse de l’acétylcholine.

Neurotransmetteur : Que retenir ?

On retient alors que les neurotransmetteurs sont nécessaires en ce qui concerne la transmission de l’influx nerveux d’un neurone à un autre. Ils déterminent les comportements. Leur équilibre conditionne l’optimisation du métabolisme. Par ailleurs, l’alimentation est décisive en ce qui concerne l’effectivité de cet équilibre. Une hygiène alimentaire est alors indispensable.

A défaut d’avoir un régime alimentaire équilibré, capable d’approvisionner convenablement l’organisme, vous pouvez faire recours aux nootropiques. Le nootropique est un concentré de vitamines, d’acides aminés, de sucres, des acides gras et autres. Il est destiné à booster le fonctionnement du cerveau et par conséquent, il doit d’abord améliorer la production des neurotransmetteurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *